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Les questions que tu te poses:

Cannabis, j’arrête

20% des fumeurs de cannabis ont un risque de dépendance.

Consommer du cannabis perturbe ta concentration, et peut provoquer anxiété et dépression.

Tu consommes du cannabis et tu veux arrêter ?

Gratuites et confidentielles, les Consultations Jeunes Consommateurs t’aident à arrêter.

Pour trouver une consultation proche de chez toi, consulte le site Drogues info service

 

La dépendance, c’est quoi ?

« Si on consomme un produit juste le weekend, est-on accro ?» (Clémence)

Lorsqu’on ne peut pas résister au besoin de consommer un produit quel qu’il soit, cela signifie qu’on est dépendant. On ne peut plus se passer de ce produit et l’envie d’en consommer à nouveau est très forte.

La dépendance peut s’installer progressivement ou brutalement (dès la 1ère prise), en fonction du produit et de la personne.

On peut devenir dépendant d’un produit sans s’en rendre compte, on a l’impression qu’on gère sa consommation et qu’on peut arrêter quand on veut, mais c’est une illusion …

De plus, une consommation régulière nécessite d’augmenter les doses si l’on veut continuer à ressentir les mêmes effets.

La dépendance peut être psychologique, et l’absence de consommation peut entrainer une sensation de malaise, d’angoisse, d’irritabilité, voire de dépression.

La dépendance peut être également physique et déclencher un état de manque qui se manifeste par des douleurs, des maux de ventre, des insomnies, etc.

On peut être accro à un produit (tabac, alcool, cocaïne, médicament, etc.) ou à une pratique (jeux vidéo, sport, travail).

GHB, la drogue du viol ?

« J’ai entendu parler d’une pilule du violeur, qu’on verse dans le verre d’une personne à son insu. Ça existe vraiment ? » (Aïssa)

Les substances appelées dans le langage courant « drogues du viol » peuvent être utilisées à mauvais escient. Il s’agit la plupart de temps de somnifères, comme le GHB qui a un effet d’action rapide, ou comme d’autres produits de type Stilnox ou Immovane qui ont des effets similaires.

Le GHB est un anesthésiant sédatif et euphorisant dont les effets sont très rapides. A fortes doses ou mélangé avec de l’alcool, il provoque une réaction hypnotique : absence de souvenir au réveil, désinhibition (perte de pudeur et de réserve), euphorie, perte de connaissance voire convulsions ou coma. Cette drogue est très difficile à déceler (elle est incolore et inodore) et elle  est éliminée par l’organisme dans les 24h qui suivent la prise. Porter plainte est alors difficile car les souvenirs sont incertains et le viol souvent commis sans résistance.

Quelques précautions doivent être prises quand tu sors : ne laisse jamais trainer ton verre, n’accepte jamais un verre sans avoir pu vérifier d’où il vient. Évite de sortir seul(e) afin d’avoir quelqu’un sur qui compter au cas où, et garde toujours un œil sur tes ami(e)s.

Drogues et loi

« Si on se fait arrêter avec de la drogue sur soi, on risque la prison ? » (Arthur)

La loi ne fait aucune distinction entre les drogues illicites : cannabis, héroïne ou cocaïne exposent aux mêmes sanctions et une condamnation pour possession de drogues sera inscrite au casier judiciaire.

Tout dépend de la quantité de drogue saisie et de l’usage qui en fait.

Si les quantités détenues sont faibles, la personne sera considérée comme « simple usager ». Les sanctions prévues sont progressives : cela va de l’obligation de se soigner ou de suivre un stage payant de sensibilisation aux dangers des substances illicites, à un an d’emprisonnement et 3 750€ d’amende.

Si les quantités sont plus importantes et si la drogue était destinée à être vendue ou offerte, même à des amis, les sanctions seront beaucoup plus lourdes (jusqu’à 5 ans de prison et 75 000€ d’amende).

L’ecstasy, la pilule de la fête ?

« On m’a proposé de l’ecstasy en soirée, quels sont les risques ? » (Maxime)

L’ecstasy est une drogue de synthèse fabriquée à partir d’amphétamine et d’autres substances.

Elle provoque une hyperactivité physique, une grande désinhibition (absence de pudeur et de réserve) et une élévation de la température du corps.

Elle peut entrainer une déshydratation, de l’angoisse, des accidents cardiaques, des prises de risque sexuel (grossesse non désirée et Infections Sexuellement Transmissibles) et une altération des performances sexuelles.

La consommation d’ecstasy présente des risques réels et les effets les plus graves peuvent se manifester après la prise d’un seul comprimé.

La cocaïne rend-elle plus fort ?

« J’entends dire beaucoup de choses sur la cocaïne : quels sont vraiment les effets qu’elle provoque? » (Hugo)

La cocaïne est une drogue qui stimule le fonctionnement du cerveau et du système nerveux central.

En raison du dérèglement du cerveau qu’elle provoque, elle donne l’illusion d’être infatigable, plus réactif, d’avoir plus confiance en soi, ce qui entraine une certaine désinhibition et des prises de risque (rapports sexuels non protégés, violence, etc.).

Ces sensations sont de courte durée (moins de 30 mn) et la descente est difficile : la fatigue se fait alors durement ressentir. On devient irritable, déprimé, on a du mal à mémoriser les choses et à se concentrer, et on a l’impression de tourner au ralenti.

On a alors envie de reprendre de la cocaïne pour retrouver les mêmes sensations, et le cercle vicieux s’installe…

Héroïne : quels sont les risques ?

« Si on n’en prend qu’une seule fois, peut-on devenir dépendant ? » (Alice)

Avec l’héroïne, il existe des risques importants dès la 1ère prise : la tentation d’en reprendre est très forte et le risque d’overdose est réel car on ne sait pas comment on va réagir.

L’héroïne ralentit la respiration et le rythme cardiaque, de façon parfois brutale et très dangereuse. Cette dépression respiratoire peut s’accompagner d’un relâchement des muscles et de troubles de la conscience, elle peut entrainer un coma et dans certains cas la mort : c’est ce qu’on appelle l’overdose.

Au bout de quelques jours, l’héroïne provoque un état de manque et une très forte dépendance dont les effets se ressentent à la fois d’un point de vue psychologique (irritabilité, angoisse) et physique (pouls élevé, sensation de froid intense, maux de ventre, vomissements, douleur dans les reins, etc.)

A terme, la consommation d’héroïne conduit à une dégradation généralisée du corps et de ses fonctions.

Comment se faire aider ?

« Je consomme des drogues dures… je ne sais où j’en suis ? Je ne sais pas à qui en parler.» (Mathis)

Les consultations jeunes consommateurs s’adressent aux jeunes de 12 à 25 ans concernés par toutes les formes d’addictions (cannabis, alcool, cocaïne, jeux vidéo, etc.)

Gratuites et anonymes, elles proposent :

  • d’effectuer un bilan des consommations,
  • d’apporter une information et un conseil personnalisés aux consommateurs et à leur famille,
  • d’aider à arrêter ou à diminuer sa consommation,
  • de proposer une prise en charge sur le long terme lorsque la situation le justifie.

On peut également y aller pour demander conseil pour un(e) ami(e) en difficulté avec sa consommation.
Pour trouver la consultation la plus proche de chez toi, consulte le site
drogues.gouv.fr

Quels sont les risques du cannabis ?

« Depuis quelque temps j’ai l’impression d’avoir du mal à me concentrer, je manque parfois de motivation pour aller en cours. C’est lié au cannabis ? » (Tom)

Le cannabis diminue les capacités de mémoire immédiate, de concentration et d’attention. Chez les fumeurs réguliers, le cannabis entraine une perte de motivation générale : on a moins d’intérêt à aller en cours, on a moins envie de s’adonner à ses loisirs ou de sortir.

Consommer du cannabis modifie également la perception visuelle, la vigilance et les réflexes : il ne faut surtout pas conduire après avoir fumé, ses effets persistent pendant plusieurs heures.

Peut-on faire un “bad trip” en consommant du cannabis ?

« Un soir, après avoir fumé un joint, je me suis senti super mal : mon cœur battait très vite, j’avais les membres engourdis et j’ai ressenti une angoisse très forte.» (Nolan)

Que l’on soit consommateur occasionnel ou régulier, il peut arriver qu’on fasse un « bad trip ». Cela se traduit par un malaise physique et /ou psychologique, souvent dû à une absorption trop importante de produit, à une concentration trop importante en THC (Tétra-Hydro-Cannabinol, principale molécule active du cannabis), ou à une consommation alors qu’on ne se sent pas bien.

Les symptômes peuvent être des tremblements, des sueurs froides, des difficultés à respirer, des palpitations, des nausées ou des vomissements. On peut également ressentir une impression de confusion, d’oppression, une angoisse très forte.

Ce malaise peut parfois entrainer une perte de conscience.

Peut-on devenir dépendant au cannabis ?

« J’ai commencé à fumer en soirée, de façon occasionnelle, pour faire comme les autres. Aujourd’hui je fume quasiment tous les jours. Suis-je dépendante ? » (Alison)

Bien qu’il soit qualifié de « drogue douce », la dépendance au cannabis existe vraiment ! Il s’agit d’une dépendance psychologique et non physique. Une consommation régulière peut conduire à l’installation d’une dépendance, cet usage se transformant alors en véritable habitude de vie.

Cette dépendance peut s’exprimer par une irritabilité et une tension nerveuse importantes, ainsi que des difficultés à s’endormir lorsqu’on ne fume pas. A partir du moment où tu as la sensation d’avoir du mal à t’en passer, tu dois te poser des questions !

Pour évaluer ta dépendance, tu peux utiliser ce test (Questionnaire CAST – Cannabis abuse screening / Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT)) :

–         As-tu déjà fumé du cannabis avant midi ?

–         As-tu déjà fumé du cannabis lorsque tu étais seul(e) ?

–         As-tu déjà eu des problèmes de mémoire quand tu fumes du cannabis ?

–         Tes proches t’ont-ils déjà conseillé de réduire ta consommation de cannabis ?

–         As-tu déjà essayé de réduire ou d’arrêter le cannabis sans y parvenir ?

–         As-tu déjà eu des problèmes à cause de ta consommation de cannabis (dispute, bagarre, accident, mauvais résultat à l’école…) ?

Si tu réponds oui à deux questions ou plus, tu dois t’interroger sur les conséquences de ta consommation.

Des professionnels sont également là pour t’aider à faire le point : les consultations jeunes consommateurs (anonymes et gratuites), ton médecin ou Drogues info service (0800 23 13 13, chat, etc.).